La Souterraine abrite des trésors patrimoniaux architecturaux, historiques, naturels, insolites, parfois cachés… qui vous séduiront pour peu que vous vous approchiez pour les découvrir. La lanterne des morts fait partie de ces trésors.
C’est en Limousin que se trouve la plus forte concentration de lanternes des morts en France : les départements de la Creuse et de la Haute-Vienne en dénombrent une vingtaine à eux deux.
Les lanternes des morts comptent parmi les constructions les plus intrigantes que le passé nous ait léguées. Il s’agit d’édicules en, de formes et de styles variés, composés d’une tour creuse coiffée d’un pavillon ajouré, dans lequel on hissait une lampe à la tombée de la nuit.
On n’en recense plus qu’une centaine en France : la période révolutionnaire leur fut particulièrement néfaste, et la délocalisation des cimetières, imposée par des impératifs de santé publique, en fit sans doute disparaître d’autres. Construites pour la plupart en bordure de cimetières, elles jouaient le rôle d’un phare destiné à guider les âmes des défunts vers le repos éternel. Leur présence peut ainsi, si elles n’ont pas été déplacées, signaler l’emplacement d’un lieu de sépulture aujourd’hui oublié.
Celle de La Souterraine provient de l’ancien cimetière du faubourg Saint-Michel et trône aujourd’hui au cœur de la partie ancienne du cimetière actuel. Elle se compose d’une colonne hexagonale surmontée d’un lanternon pyramidal couronné d’une croix en pierre. Le fût est percé d’une porte rectangulaire à sa base et de six petites baies en plein cintre à son sommet.
Sa datation reste incertaine, mais elle remonterait au XIVe siècle ; le lanternon, quant à lui, a été refait en 1850 lors de son installation dans le nouveau cimetière. Les quatre conifères qui l’encadraient ont été abattus par la tempête de décembre 1999.