Base d’imposition réelle
La CFE est calculée par rapport à la valeur locative des biens immobiliers soumis à la taxe foncière que l’entreprise a utilisés pour son activité professionnelle lors de l’avant-dernière année (année N-2).
Exemple
Pour calculer la CFE due au titre de 2026, il faut prendre en compte le local commercial utilisé en 2024 pour les besoins de l’activité.
Un taux variable selon la commune (où l’entreprise a son principal établissement) est appliqué à la valeur locative pour déterminer le montant de la CFE.
Autrement dit, à chiffre d’affaires égal, deux entreprises situées dans deux communes différentes ne paieront pas le même montant de CFE.
L’administration fiscale met à disposition un service en ligne permettant de visualiser le taux d’imposition applicable pour chaque commune.
Il suffit d’indiquer un exercice comptable, la région puis le département :
Base d’imposition minimum
La base réelle d’imposition du redevable (valeur locative des biens immobiliers affectés à l’activité en N-2) ne doit pas être inférieure à une base minimum, variable selon la commune dans laquelle est domiciliée l’entreprise.
Si c’est le cas, le calcul de la CFE est alors effectué à partir de cette base minimum (et non la valeur locative des biens professionnels), dont le montant dépend du chiffre d’affaires réalisé sur une période de 12 mois (au cours de l’année N-2).
À noter
Lorsqu’une entreprise dispose de plusieurs établissements, la CFE établie sur une base minimum est due au lieu de l’établissement principal. Il ne s’agit pas systématiquement du siège social.
Cotisation minimum due en 2026 en fonction du chiffre d’affaires de l’année N-2
Inférieur ou égal à 10 000 € |
Entre 250 € et 597 € |
Entre 10 001 € et 32 600 € |
Entre 250 € et 1 194 € |
Entre 32 601 € et 100 000 € |
Entre 250 € et 2 509 € |
Entre 100 001 € et 250 000 € |
Entre 250 € et 4 183 € |
Entre 250 001 € et 500 000 € |
Entre 250 € et 5 974 € |
À partir de 500 001 € |
Entre 250 € et 7 769 € |
À savoir
L’entreprise est exonérée de CFE si le CAHT qu’elle a réalisé l’avant-dernière année (N-2) n’a pas dépassé 5 000 € .
Lorsque l’entreprise a été créée l’année précédente (N-1), elle bénéficie de cette exonération si le CAHT qu’elle a réalisé lors de cette première année (N-1) n’a pas dépassé 5 000 € . L’application de ce seuil d’exonération peut toutefois nécessiter de recalculer ce CAHT sur 12 mois au moyen d’un calcul au prorata temporis (selon le temps réel d’exploitation).