Lorsque l’employeur licencie un salarié, le motif de licenciement doit être justifié par une cause réelle et sérieuse.
La cause réelle et sérieuse du motif de licenciement est établie si elle respecte l’ensemble des critères suivants :
Elle repose sur des faits réels (absence du salarié de son entreprise sans justification valable, par exemple).
Elle est précise, concrète et vérifiable (par exemple, absence du salarié de son entreprise sans justification pendant plusieurs jours).
Elle est suffisamment importante pour justifier la rupture du contrat de travail (perturbation du fonctionnement de l’entreprise, sujet au remplacement du salarié absent, par exemple).
Le licenciement pour motif est un licenciement dont le motif repose sur la personne du salarié.
Le motif personnel est reconnu, notamment, dans les cas suivants :
Faute du salarié
Insuffisance professionnelle
Maladie (lorsque l’absence du salarié perturbe le fonctionnement de l’entreprise)
Inaptitude déclarée par le médecin du travail
Salarié auteur de harcèlement dans l’entreprise.
Vidéo – Faut-il obligatoirement 3 avertissements avant d’être licencié ?
Faut-il obligatoirement 3 avertissements avant d’être licencié ?
* Ça va Emma ?
-*Pas trop… J’ai eu un avertissement au boulot
Mon boss m’a dit qu’au prochain retard, je serai virée
-*Tu as déjà eu d’autres avertissements ?
-*Non c’est mon 1er
-*T’inquiètes pas, il t’en faut 3 pour être licenciée
Faut-il obligatoirement 3 avertissements avant d’être licencié ?
Attention ! Il n’est pas nécessaire d’avoir reçu un ou plusieurs avertissements avant d’être licencié. L’employeur devra tenir compte de l’échelle des sanctions prévue au règlement intérieur si celui-ci existe. C’est d’ailleurs une obligation dans les entreprises de plus de 50 salariés. Il est possible que ce règlement intérieur impose d’avoir reçu un ou plusieurs avertissements avant d’être licencié, mais ce n’est pas systématique. C’est alors l’employeur qui apprécie la gravité de la faute et, dans certains cas, une seule pourrait suffire à donner lieu à votre licenciement, vol ou violence par exemple. Si vous souhaitez le contester, c’est le conseil de prud’hommes qui est compétent.
Rappel des points clés