Le professionnel libéral qui paie ses cotisations peut bénéficier du remboursement d’une partie de ses frais de santé, d’indemnités journalières (IJ) ou encore de prestations lors de la naissance ou de l’adoption d’un enfant (paternité ou maternité).
1. Frais de santé
En cas d’accident, de maladie ou de maternité, l’assurance maladie-maternité prend en charge une partie des frais du professionnel libéral (par exemple : remboursement des frais de consultation médicale ou encore de certains médicaments).
Il est généralement nécessaire de souscrire en plus une mutuelle, afin d’avoir un complément de remboursement.
2. Prestations en cas de maladie
Le professionnel libéral qui se retrouve en incapacité de travailler pour une certaine période (accident, maladie, incapacité physique temporaire) peut bénéficier lui permettant de conserver une partie de ses revenus.
Il ne peut pas recevoir plus de 360 indemnités journalières pour un ou plusieurs arrêts de travail sur une période de 3 ans.
Il est également possible pour le professionnel libéral de bénéficier d’un temps partiel thérapeutique et de recevoir un complément de revenus après un arrêt de travail indemnisé à temps complet.
Une indemnité journalière peut être attribuée pour une durée limitée si l’activité professionnelle peut permettre une amélioration de l’état de santé. C’est également le cas si la reprise de l’activité permet d’accompagner la rééducation ou la réadaptation professionnelle. Ces indemnités journalières sont limitées à 90 jours. Ce délai peut être allongé dans des circonstances particulières pour une durée maximale de 360 indemnités journalières.
À savoir
Le professionnel libéral doit payer des cotisations d’assurance maladie-maternité depuis au moins 1 an pour bénéficier des prestations en cas de maladie. Il doit également justifier du paiement d’une cotisation minimale au moment de la constatation médicale de l’incapacité de travailler.
Pour percevoir ces indemnités journalières, le professionnel libéral doit envoyer son arrêt de travail dans les 48 heures qui suivent l’interruption de travail à sa caisse primaire d’assurance maladie.
Le montant de l’indemnité journalière est égal à 1/730e du revenu d’activité annuel moyen ( RAAM ). Il correspond à la moyenne des revenus du professionnel libéral pris en compte pour le calcul de ses cotisations sociales sur les 3 années qui précèdent l’arrêt de travail.
Le RAAM ne peut cependant pas dépasser 48 060 € , ainsi les indemnités journalières ne peuvent pas excéder 65,84 € .
En cas de temps partiel thérapeutique, ces montants sont diminués de moitié.
Il y a un délai de carence de 3 jours avant le versement des indemnités journalières. Autrement dit, le professionnel libéral ne reçoit pas de revenus pendant les 3 premiers jours de son arrêt de travail.
Ce délai de carence s’applique seulement au 1er des arrêts de travail qui résultent d’un accident.
À partir du 90e jour d’arrêt maladie, l’interlocuteur n’est plus la CPAM . Le professionnel libéral doit s’adresser à sa caisse de retraite.
3. Accidents du travail et maladies professionnelles
Le professionnel libéral ne cotise pas pour l’assurance qui couvre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Ainsi en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, il bénéficie uniquement des prestations applicables en cas de maladie aux mêmes taux et conditions.
Il a cependant la possibilité de souscrire une assurance volontaire individuelle auprès de sa caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) à l’aide du formulaire et de la notice suivants :
4. Naissance ou adoption d’un enfant
Au moment de la naissance ou de l’adoption d’un enfant, le professionnel libéral peut bénéficier de plusieurs prestations qui vont dépendre de la situation :
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En cas de maternité :
La durée du congé maternité s’étend de 6 semaines avant la date présumée de l’accouchement à 10 semaines après l’accouchement. Au cours de cette période, des indemnités journalières de repos sont versées en cas d’arrêt pendant au moins 8 semaines. Lorsque 2 enfants sont précédemment nés, le congé maternité s’étend de 8 semaines avant la date présumée de l’accouchement à 18 semaines après l’accouchement.
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Une allocation forfaitaire de repos maternel d’une valeur égale au plafond mensuel de la sécurité sociale de l’année au cours de laquelle le premier versement a été fait est versée. Pour l’année 2026, il est égal à 4 005 € . Une première moitié est versée au début du congé maternité et la seconde moitié est versée au bout des 8 semaines de congé maternité minimum obligatoires. Lorsque l’accouchement a lieu avant la fin du 7e mois de grossesse, l’allocation est versée en une seule fois après l’accouchement.
Lorsque le montant du RAAM au cours des 3 dernières années est inférieur à 4 582,00 € , le montant de l’allocation est égal à 10 % du plafond mensuel de la sécurité sociale. Pour l’année 2026, ce montant est égal à 400,50 .
Des indemnités journalières égales à 65,84 € sur toute la durée du congé maternité sont également versées. Ce montant est valable pour les indemnités journalières dont le versement a débuté en 2025. Les indemnités sont versées en cas d’arrêt de travail pendant au moins 8 semaines dont 6 après la naissance.
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En cas de paternité :
Le professionnel libéral bénéficie d’un congé paternité de 25 jours maximum. En cas de naissances multiples, ce délai passe à 32 jours.
Il bénéficie aussi d’une indemnité journalière égale à 65,84 € sur toute la durée du congé paternité. Ce montant est valable pour les indemnités journalières dont le versement a débuté en 2026. La durée minimale de versement de l’indemnité journalière est de 7 jours. La durée d’indemnisation peut être découpée en 3 périodes de congé (d’au moins 5 jours chacune) prises dans les 6 mois suivant la naissance de l’enfant.
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En cas d’adoption :
Le professionnel libéral bénéficie d’un congé d’accueil de l’enfant de 25 jours maximum. En cas de naissances multiples, ce délai passe à 32 jours.
Il bénéficie également d’une allocation forfaitaire de repos maternel d’une valeur égale au plafond mensuel de l’année au cours de laquelle le versement est fait. Pour l’année 2026, ce montant est égal à 4 005 € . L’allocation est versée en une seule fois à la date d’arrivée de l’enfant dans la famille.
Il bénéficie aussi d’une indemnité journalière de repos égale à 65,84 € sur toute la durée du congé d’adoption.
À savoir
Le professionnel libéral doit payer des cotisations sociales depuis au moins 6 mois à la date présumée de l’accouchement ou de l’adoption pour pouvoir bénéficier de ces prestations.
4. Congé supplémentaire de naissance :
Un congé supplémentaire de naissance est ouvert, à partir du 1er juillet 2026. Il permet à chaque parent de bénéficier de 1 à 2 mois de congé indemnisé en plus des congés déjà existants (maternité, paternité et adoption).
Chaque parent dispose de son propre congé, à condition de cesser son activité.
Pendant ce congé, le travailleur indépendant peut percevoir des indemnités journalières supplémentaires de naissance, égales au montant maximum des indemnités journalières versées durant le congé maternité, le congé paternité ou le congé pour adoption ( 65,84 € ), avec application d’un abattement.
Il peut ainsi percevoir :
70 % de ses indemnités journalières le premier mois du congé supplémentaire de naissance, soit 46,09 € bruts par jour.
60 % le second mois, soit 39,50 € bruts par jour.
À savoir
Pour bénéficier de ce congé, les travailleurs indépendants doivent être affiliés à la sécurité sociale depuis au moins 6 mois à la date de début du congé supplémentaire.
Pour en savoir plus sur ce dispositif, consultez la fiche sur le congé supplémentaire de naissance pour un travailleur indépendant.