Le prix des parts sociales se détermine en 3 étapes : leur évaluation, la fixation du prix entre les parties et, en cas de désaccord, le recours à un expert.
Évaluer les parts sociales
Avant de fixer le prix de cession, il est nécessaire d’évaluer la valeur des parts sociales de la SARL. Cette évaluation permet de déterminer un prix cohérent avec la situation économique et financière de la société.
Plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour valoriser l’entreprise :
Méthode patrimoniale : elle consiste à évaluer l’actif net comptable de l’entreprise.
Méthode comparative : elle consiste à comparer la société à d’autres sociétés similaires.
Méthode de la rentabilité : elle consiste à estimer la capacité future de la société à dégager des bénéfices.
Il est important de combiner ces 3 différentes approches afin d’obtenir une estimation au plus proche de la réalité économique.
À noter
La valeur des parts sociales ne correspond pas nécessairement à leur valeur nominale. Elle dépend de la valeur réelle de la société au moment de la cession. Par exemple, une part sociale d’une valeur nominale de 100 € peut avoir une valeur réelle supérieure ou inférieure selon la situation de la société.
Pour davantage d’informations sur les méthodes de valorisation, se reporter à la fiche relative à la valorisation de l’entreprise avant sa transmission.
Fixer le prix de cession
Le cédant et le cessionnaire déterminent librement le prix des parts sociales. Le prix doit être déterminé ou déterminable au moment de la cession. Le montant exact n’a pas forcément besoin d’être fixé immédiatement.
Le vendeur et l’acquéreur peuvent ainsi :
Fixer un prix définitif dès la signature de l’acte de cession
Prévoir une méthode de calcul permettant de déterminer le prix ultérieurement
Convenir d’un complément de prix dépendant d’éléments futurs (clause de garantie de chiffre d’affaires ou de résultats).
Le prix peut être différent de la valeur estimée des parts dès lors que les parties y consentent librement.
Attention
Un prix manifestement fictif ou dérisoire peut entraîner la nullité de la cession ou une requalification en donation déguisée par l’administration fiscale.
Il en est de même lorsque la cession intervient entre personnes liées (associés, membres d’une même famille, société contrôlée par l’une des parties, etc.), l’administration fiscale peut vérifier que le prix retenu correspond à la valeur réelle des parts.
Le prix et les modalités de paiement devront ensuite être mentionnés dans l’acte de cession. Les parties peuvent notamment prévoir :
Le cédant et le cessionnaire doivent se mettre d’accord sur le prix des parts sociales. Ce prix doit être déterminé ou déterminable au moment de la cession.
Concrètement, le montant exact n’a pas forcément besoin d’être fixé immédiatement. L’acte de cession peut prévoir les critères ou la méthode de calcul qui permettront de le déterminer ultérieurement (par exemple à partir des comptes de la société ou d’une formule convenue entre les parties).
Le prix doit être déterminé ou déterminable pour l’ensemble des parts cédées, et non seulement pour une partie d’entre elles. À défaut, la cession risque d’être remise en cause.
Recourir à un expert en cas de désaccord
Lorsque les parties ne parviennent pas à s’accorder sur la valeur des parts sociales, elles peuvent faire appel à un expert spécialisé dans l’évaluation de parts sociales, tel qu’un expert-comptable, un avocat ou encore un commissaire aux comptes.
Le cédant et le cessionnaire peuvent ensemble désigner un expert chargé de l’évaluation. A défaut d’accord, l’expert est désigné par le président du tribunal de commerce compétent.
Dans ce cadre, l’expert détermine la valeur des parts sociales en toute indépendance. Il peut retenir les méthodes d’évaluation qu’il estime les plus adaptées à la situation de la société, en tenant compte notamment de sa situation financière, de sa rentabilité et de ses perspectives d’activité.
La valeur qu’il fixe s’impose en principe aux parties.
Pour en savoir plus, la DGFIP met à disposition un guide sur l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés :
- L’évaluation des entreprises et des titres de sociétés
Source : Direction générale des finances publiques (DGFiP)
Référence : Code civil : article 1591
http://legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006441332 Référence : Code civil : article 1843-4
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038790979